Pour sa 20e édition, le festival Chansons de Parole s’est offert, en guise de prologue, un bel hommage à la chanson française en rassemblant quelques incontournables des répertoires alternatifs, ceux que boudent le show-biz…
Ils ont égrené l’anthologie actualisée de 20 ans d’obstination pour que ne s’étiole pas la bonne chanson en Francophonie.
Rue du théâtre, Michel Voiturier

« Faut bâtir une terre, Faut s’inventer la vie… » Chaque année, quand vient le temps des cigales et des frelons, le village gardois de Barjac se transforme en continent d’utopie où viennent trouver refuge les notes et les mots, les musiques et les chansons qui ont des choses à nous dire.
Si seulement il y avait un Barjac dans chaque canton de France…La chanson serait sauvée ! »
La Croix, Jean-Yves Dana

Un anniversaire pour regarder vers demain.
C’est une bien belle édition que ce cru 2015 des Chansons de parole de Barjac qui vient de refermer ses portes sur son vingtième anniversaire. Fêter les anniversaires c’est symbolique, c’est comme se dire bonne année au premier de l’an, c’est l’occasion de prendre le temps de regarder un peu en arrière et de faire le bilan des années passées, c’est le moment aussi de prendre de bonnes résolutions pour celles qui vont venir.
Côté bilan, la très belle exposition qui habillait les murs intérieurs du château durant le festival parle l’elle-même. On pourra prochainement en retrouver une version numérique sur le site du festival (www.chansonsdeparole.com). Les noms qui ont figuré à l’affiche au cours de ces 20 programmations racontent ce que sont ces Chansons de parole, témoignent son évolution aussi. Si dans les premières années du festival, son parrain d’alors Jean Ferrat le disait lui-même, la chanson était en résistance, aujourd’hui elle vit et elle est forte d’une belle jeunesse qui s’est fait un chemin de traverse, sans plus se soucier de passer ou pas à la télé.
Alors quel festival demain ? C’est à l’association Chant Libre et au directeur artistique Jofroi d’en décider. Ca dépendra aussi des financeurs bien entendu. Le festival s’autofinance à 50% ce qui est déjà une grosse sécurité, la municipalité le soutient pleinement c’est une force. Pour le reste il suffit d’écouter d’un côté et de l’autre du rideau : le public est enchanté, les artistes sont ravis, alors…
Comme la recette de la pâte à gaufre chère au directeur artistique, gardons celle-ci qui mélange professionnalisme, simplicité, humanité, proximité et qualité et passons là aux générations qui arrivent.
Isabelle Jouve, La Marseillaise.

Voilà, le festival vient de fêter son vingtième anniversaire et nous étions nombreux a vouloir que notre vie ne se résume pas à l'apartheid culturel qu'on cherche à nous imposer. Nous ne sommes prisonnier de rien, j'en veux pour preuve le renouvellement de la programmation artistique du FESTIVAL. Malgré le brouillard qui s'installe en EUROPE, notre boussole nous indique chaque année la direction de BARJAC. L'esprit des festivaliers ne ressemble en rien à une page blanche ouvert à toutes les suggestions. Il est exigeant humaniste et combatif. L'apathie qui gagne L'EUROPE rencontre ici une saine résistance…
Ici les artistes lancent les mots comme on lance des pierres en riant comme des enfants. JOFROI et ANNE MARIE bâtisseurs du festival nous disent : « regarde, il n'y a pas de porte nulle part, tout est libre d'aller et venir, notre joie de vivre, nos rires, nos colères à venir ". La chanson parfois s'égare dans des jardins abandonnés, ici on la cultive comme un rosier.
Mediapart.

EDITION 2015 - EXTRAITS DE PRESSE


EDITION 2015 - EXTRAITS DE PRESSE